Les élections andalouses du 17 mai ont une nouvelle fois confirmé une réalité devenue incontournable pour la droite espagnole : même lorsqu’il gagne, le Parti populaire (PP) doit composer avec l’extrême droite (Vox). Et en échange de son soutien, Vox impose progressivement ses priorités, notamment sur l’immigration, au nom de la « priorité nationale ». Les accords conclus sont souvent signés au prix de longues négociations et de fortes tensions entre les deux formations.
Durant toute la campagne, le président sortant Juan Manuel Moreno, qui a remporté le scrutin local avec 41 % des voix, avait demandé à ses électeurs de lui donner une majorité absolue pour éviter « le chaos » de négociations avec l’extrême droite. Mais dès le soir du scrutin, le rapport de force s’est imposé. Vox « a la clé de la gouvernabilité », a dû reconnaître Moreno. Pour la quatrième élection régionale consécutive depuis décembre 2025, le parti de Santiago Abascal se retrouvait en position d’arbitre.
Le précédent datait du 16 avril en Estrémadure. Après quatre mois de négociations post-électorales – le scrutin a eu lieu le 21 décembre 2025 – le PP et Vox ont signé un accord de gouvernement permettant d’investir la présidente sortante Maria Guardiola à la tête de la région. En contrepartie, le PP a accepté un texte dominé par les priorités de l’extrême droite en matière d’immigration : exclusion des étrangers en situation irrégulière des prestations sociales structurelles, limitation de leur accès au logement social, suppression des aides aux ONG accueillant des sans-papiers, refus d’accueillir des mineurs migrants non accompagnés.
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