En Haïti, des élections avec ou sans des candidats sous sanctions?
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Le processus d’inscription sur les listes électorales a commencé depuis une semaine en Haïti. L’un des enjeux majeurs des élections dont le premier tour doit avoir lieu le 13 décembre 2026, c’est la participation ou non des figures politiques sous sanctions internationales.
Les deux enjeux majeurs des élections à venir concerne la participation des Haïtiens au scrutin, avec un processus d’inscription particulièrement lent et long, et la validation des candidatures. Or, remarque Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste, nombre de ces candidats sont aujourd’hui visés par des sanctions internationales en raison de liens présumés avec les gangs ou de soupçons de corruption.
Le Nouvelliste revient aussi sur la question du kidnapping. La PNH, la police nationale haïtienne, a annoncé le renforcement de son dispositif de sécurité à Delmas. Une annonce attendue, observe Frantz Duval, car la police était jusqu’ici aux abonnés absents. « La police a refait surface. C’est une bonne chose. Mais on va voir ce qu’elle va faire concrètement », dit-il.
Le quotidien rapporte enfin qu’aux États-Unis, une juge fédérale a levé l’ordonnance qui empêchait encore l’administration Trump d’appliquer la fin du TPS, le statut de protection temporaire dont bénéficiait les quelque 330 000 Haïtiens résidents dans le pays. Ceux-ci ne pourront plus conduire ou travailler, et risqueront à tout moment d’être arrêtés par l’ICE, la police de l’immigration. « Aux États-Unis, quand vous ne travaillez pas et que vous ne pouvez pas conduire, vous n’existez pas », remarque Frantz Duval.
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