Aux abois, le Fidesz de Viktor Orban a préféré quitter les rangs du Parlement en dénonçant devant les caméras « un jour noir pour la démocratie hongroise » plutôt que d’assister à cette correction. Les députés de Tisza, le parti pro-européen et conservateur du premier ministre Péter Magyar, ont adopté lundi 13 juillet dans une assemblée désertée par l’opposition une réforme contestée de la Constitution hongroise, qui prévoit notamment la fin immédiate du mandat du président de la République, Tamas Sulyok.
Qualifié par M. Magyar de « marionnette » de son prédécesseur nationaliste, cet ancien juge constitutionnel âgé de 70 ans a désormais cinq jours pour promulguer ces amendements constitutionnels, qui entraîneront son propre limogeage. Dans son discours, le nouveau premier ministre a longuement justifié cette procédure expéditive en reprochant au chef de l’Etat, nommé en 2024 par le Fidesz, d’être « resté silencieux » pendant tout sans mandat face aux nombreuses dérives autoritaires observées sous le pouvoir précédent.
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