Le premier décret pris par Giorgia Meloni à son arrivée au pouvoir en Italie avait de quoi surprendre. Adopté le 31 octobre 2022, il était porteur de mesures urgentes visant à interdire un certain type de fêtes. Baptisé « décret anti-rave », il punissait les fêtes dites « invasives » de plus de cinquante participants, prévoyant jusqu’à six ans de prison pour les organisateurs.
Ce même jour, en Emilie-Romagne, avait tranquillement pris fin un rassemblement où des personnes – dont l’âge, 49 ans, était inférieur à la moyenne italienne, la plus élevée d’Europe – avaient dansé au rythme de la musique électronique. Au cours des jours précédents cependant, le voisinage s’était plaint, attirant l’intérêt des médias.
Le ton de l’ère Meloni était donné et se confirmerait par la suite. Il s’agissait de la première traduction d’une méthode consistant à légiférer par décret pour rebondir sur des faits divers, en se prévalant d’une urgence contestable. Mais ce décret inaugurait aussi le durcissement répressif qui allait accompagner son mandat, à chaque fois justifié par la désignation d’un ennemi de l’intérieur.
Il vous reste 80.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !