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Géopolitique

En Italie, les habitants d’une station balnéaire volent dans les plumes de paons invasifs

Les paons présents dans la commune de Punta Marina incommodaient peu jusqu’à ce qu’ils ne fassent l’objet d’une émission de télévision quotidienne et envahissent aussi les réseaux sociaux. Cette médiatisation débordante a attisé plus qu’apaisé les conflits.

En Italie, les habitants d’une station balnéaire volent dans les plumes de paons invasifs
HaitiCreoleRadio.com

LETTRE DE ROME

A 5 kilomètres de la basilique San Vitale de Ravenne et de ses éblouissantes mosaïques byzantines du VIᵉ siècle se trouve une station balnéaire sans attrait : Punta Marina, sur le monotone segment romagnole de la côte Adriatique et ses plages de sable gris. Rares éclats de couleur, les plumes d’une centaine de paons, dont nul ne semble vraiment savoir comment ils sont arrivés dans la ville ni pourquoi leur nombre a grossi depuis la pandémie du Covid-19.

Les motifs de leurs plumages se déploient dans les rues, non sans rappeler la magie des tesselles de la voûte de San Vitale qui, posées les unes contre les autres, façonnent au-dessus de la basilique l’image du paradis : feuilles d’acanthe, grenades… et un paon qui fait la roue, comme ses voisins de Punta Marina. Ceux-ci, toutefois, présentent l’inconvénient de n’être pas qu’image. A la saison des amours, ils chantent. Ou plutôt, ils crient. Un son strident qui provoque, depuis peu, des éclats de voix. Humains, ceux-là.

Depuis le début du mois de mai, une équipe de « La Vita in diretta » (« La vie en direct »), programme de la chaîne publique RAI 1, a pris ses quartiers dans la station balnéaire. Elle prépare une émission quotidienne dont les protagonistes sont des habitants qui se plaignent de la présence de ces paons, présents depuis une dizaine d’années. Un homme interviewé est convaincu que leur nombre s’est multiplié par trois ou quatre. Ou plutôt, il acquiesce quand celle qui tient le micro lui suggère. Personne ne sait, en réalité, combien ils sont.

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