C’est officiel : le Dikke Van Dale, le dictionnaire de référence de la langue néerlandaise, “va ajouter le mot ‘vulvalippen’ à son répertoire”, rapporte le média public NOS ce 7 août. L’éditeur donne ainsi suite à une campagne de collectifs féministes qui souhaitent que le terme vulvalippen – littéralement “lèvres de la vulve” – remplace le terme plus connoté de schaamlippen, c’est-à-dire “lèvres de la honte”.

C’est la sexologue Ellen Laan, entre-temps décédée, qui avait “lancé ce combat”, précise De Volkskrant. “Il y a deux ans, la plateforme Schaamteloos [‘sans honte’] a lancé une campagne, à laquelle l’artiste Esther van der Valk et [le mouvement féministe] Dolle Mina’s se sont associés cette année, avec notamment des œuvres figurant des vulves, des affiches aux abribus et des lettres adressées aux médecins traitants.”

“Ce dont on doit avoir honte”

“Il est important que les enfants grandissent avec un vocabulaire neutre au sujet de leur corps”, expliquait récemment Esther van der Valk au même journal.

“Si des enfants entendent qu’iels ont des lèvres ‘de la honte’, iels en déduisent que c’est une chose dont on doit avoir honte. Or nous voulons diffuser l’idée que le sexe et les parties génitales sont des choses positives et normales, et pour cela on a besoin d’utiliser des mot