Le week-end des 16 et 17 mai, le Fatah palestinien, dirigé par Mahmoud Abbas, 90 ans, à la tête depuis 2005 de l’Autorité palestinienne (AP), qui administre les territoires palestiniens de Cisjordanie, a organisé ses premières élections internes depuis dix ans.

Sans opposant, Mahmoud Abbas a été réélu à la tête du parti, mais l’enjeu résidait avant tout dans l’élection des 18 membres du comité central – sorte de “gouvernement” du parti. Sa nouvelle composition “révèle d’importants bouleversements dans l’équilibre des pouvoirs” en son sein, écrit le quotidien palestinien Al-Quds. Des “figures émergentes” côtoient désormais “l’ancienne garde”.

Et parmi ces nouveaux venus, on retrouve Yasser Abbas, un des fils du président palestinien, dont l’élection, qui a vampirisé la couverture médiatique du 8e congrès du parti avant son ouverture, le propulse comme successeur putatif de son père. Une perspective qui fait grincer pas mal de dents.

Et ce même si, dans sa grande majorité, la presse palestinienne s’inquiète davantage de l’absence de projet politique du Fatah, accusé par une part importante de la population palestinienne d’inaction face à Israël, d’absence de légitimité démocratique et de corruption.

“Sa principale qualification est d’être le fils du président”

L’élection de Yasser