La France, “tendre mère” du Liban, selon l’expression consacrée, aurait dû accueillir en mars une conférence internationale de soutien à l’armée et aux forces de sécurité libanaises. Mais la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février et dans laquelle le Hezbollah a entraîné Beyrouth en frappant Israël dès le 2 mars en soutien à Téhéran, l’avait reportée sine die.

Six mois plus tard, Paris cherche à relancer cette conférence en accueillant une réunion préparatoire le 17 septembre. L’armée libanaise “est appelée à jouer un rôle crucial, en se déployant dans le sud du Liban et en œuvrant au désarmement du Hezbollah”, souligne le quotidien libanais L’Orient-Le Jour. Mais cette conférence est également “une façon pour la France d’affirmer sa présence au Liban, à l’heure où les États-Unis et – surtout – Israël semblent hostiles à un rôle français dans la solution du conflit”.

Cette initiative réjouit Beyrouth, qui, par la voix du bureau du président Joseph Aoun, a remercié Emmanuel Macron pour “l’intérêt constant qu’il porte au Liban et à ses institutions nationales”, soulignant l’importance de “soutenir l’armée libanaise pour lui permettre d’acquérir les moyens et les ressources indispensables à l’exercice de ses responsabilités