Au Portugal, la nouvelle droite féminine parle avec un accent brésilien. Le Diário de Notícias s’intéresse à l’émergence d’un mouvement de “femmes conservatrices”, porté par des influenceuses portugaises et brésiliennes qui défendent valeurs religieuses, famille traditionnelle et antiféminisme.

La tendance, alignée sur le mouvement américain des tradwives et déjà bien implantée au Brésil, s’exporte désormais au Portugal avec le soutien du parti d’extrême droite Chega. Trois de ses députées participent à l’initiative, dont Rita Matias, 27 ans. Lors du prélancement du mouvement, à la mi-juillet, plusieurs figures évangéliques et proches du bolsonarisme avaient d’ailleurs fait le déplacement depuis le Brésil.

Une influence qui n’a rien d’anecdotique. Dans Expresso, le sociologue Donizete Rodrigues décrit une véritable stratégie de conquête politique : reproduire au Portugal le modèle construit au Brésil autour de Michelle Bolsonaro afin de mobiliser les femmes, et particulièrement les évangéliques :

“Le Portugal est l’écho de ce qui se passe au Brésil.”

Selon lui, “l’idée est de transformer Rita Matias en Michelle Bolsonaro au Portugal”, pour s’adresser directement à cet électorat féminin. Le chercheur estime même que Chega est devenu, en matière de soutien, “le parti officiel des