Même quand il n’est pas là, il reste le centre de l’attention. En annonçant sur sa plateforme Truth Social dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai, le déploiement de 5 000 soldats américains en Pologne après « l’élection réussie [en juin 2025] de l’actuel président de la Pologne, Karol Nawrocki », son allié MAGA en Europe, Donald Trump a une nouvelle fois pris de court ses alliés européens, réunis à Helsingborg, en Suède, ainsi que le Pentagone, qui n’était une nouvelle fois pas au courant de cette décision.
Cela survient quelques semaines après l’annonce du départ de 5 000 soldats d’Allemagne et l’interruption sans avertissement, par Pete Hegseth, le secrétaire d’Etat à la défense, du déploiement d’une brigade de combat de 4 000 hommes en Pologne.
Autant dire que dans le port suédois, qui accueillait les ministres des affaires étrangères de l’OTAN vendredi pour préparer le sommet d’Ankara, les 7 et 8 juillet, les dirigeants européens ont affiché leur perplexité sur les annonces désordonnées de l’administration américaine.
Le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, a remercié Donald Trump pour cette décision, permettant de maintenir le niveau de présence de troupes américaines dans son pays, tandis que ses collègues baltes se réjouissaient du renforcement du flanc oriental de l’Alliance. Mark Rutte, le secrétaire général de l’OTAN s’est aussi réjoui, tout en avouant que les « commandants militaires sont en train de regarder tous les détails ».
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