“Sans le transfert des Allemands, nous aurions pu nous entretuer comme en ex-Yougoslavie.” C’est avec un titre choc que Hospodarske Noviny, dans son édition de jeudi 21 mai, a choisi de traiter le rassemblement à Brno, en Moravie, de l’association regroupant les descendants des plus de 2 millions de personnes de souche allemande qui, après 1945 et la défaite du nazisme, ont été expulsées de l’ancienne Tchécoslovaquie, et plus particulièrement de la région des Sudètes. Ces zones frontalières, historiquement habitées par des populations majoritairement germanophones, avaient été, en 1938, à la suite des accords signés avec Hitler à Munich, annexées par le Troisième Reich, avant d’être réintégrées à la Bohême et à la Moravie à la fin de la guerre.

Bien qu’il s’agisse de sa 76e édition et que l’événement, auquel participeront quelques milliers de personnes, soit désormais essentiellement animé par une volonté de réconciliation, c’est la première fois que ce congrès annuel se tient sur le territoire de l’actuelle République tchèque. Ce n’est d’ailleurs qu’après une invitation des organisateurs du festival Meeting Brno, événement orienté sur le dialogue et l’ouverture, que l’Association des Allemands des Sudètes a décidé de se réunir dans la deuxième plus grande ville tchèque.

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