Mercredi 10 juin marque le dernier jour des épreuves de la session principale du baccalauréat en Tunisie. Comme chaque jour depuis une semaine, les réseaux de communication fonctionnent au ralenti. Il est impossible d’envoyer un message sur WhatsApp et encore moins de recevoir un document. Des mesures censées cibler les quelque 162 000 candidats inscrits cette année, mais qui affectent toute la vie numérique du pays.
Les autorités ont déployé des systèmes de brouillage pour endiguer la triche. Mais ces dispositifs, officiellement installés aux abords des centres d’examen, ont entraîné des perturbations généralisées d’Internet, affectant notamment l’accès aux applications de messagerie comme WhatsApp et Messenger, les appels via Internet ainsi que l’envoi de documents.
« On bloque des milliers de personnes et d’entreprises pour empêcher une poignée de gamins de tricher à un examen que tout le monde aura oublié dans une semaine », s’agace Ahlem, une internaute, sur Facebook. « Parfaite illustration de la gestion chaotique du pays », renchérit le journaliste Thameur Mekki, directeur du média indépendant Rachma, qui estime que, loin d’empêcher la fraude, une telle mesure risque de compromettre l’activité économique.
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