Pendant plusieurs dizaines de minutes, le Japon y a cru. Au lendemain de la défaite de l’équipe nationale nippone face au Brésil, la déception est palpable dans les colonnes des journaux du pays. “Le Japon subit une remontada”, titre le quotidien Asahi Shimbun dans un numéro spécial, déplorant que la sélection nationale ait échoué à emporter sa première victoire dans la phase éliminatoire de la Coupe du monde.

En effet, si, dans son histoire, l’équipe japonaise est parvenue à sortir des poules à cinq reprises (en 2002, 2010, 2018, 2022 et donc 2026), elle n’est toutefois jamais allée au-delà des huitièmes de finale. Cette fois-ci, la déception est d’autant plus grande que, grâce aux joueurs qui évoluent au sein de clubs européens prestigieux, le pays était convaincu que les Blue Samurai (le surnom de l’équipe) étaient “plus forts que jamais”.

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Le sélectionneur, Hajime Moriyasu, cité par le site Goal.com, affichait ouvertement l’objectif de “gagner” cette Coupe du monde. Après avoir réussi à prendre l’avantage à la 29minute grâce au but du milieu de terrain Kaishu Sano, l’archipel entier a donc cru en une victoire historique. Jusqu’à ce que, confrontée à la vague d’offensives brésilienne, la défense japonaise cède. Alors que Casemiro a égalisé peu après la mi-temps, Gabriel Martinelli a marqué un but décisif à la 95minute.

“Il faut tirer les leçons de cette défaite”

Avec cette défaite 2-1 face au Brésil, le rêve de se hisser en seizième de finale s’est envolé. En réaction à ce résultat, Hajime Moriyasu n’a pas caché sa déception. “Le fossé entre le Japon et le Brésil diminue. Le Japon pourrait bientôt rejoindre le rang des dix meilleures équipes mondiales. Mais il y a encore des écarts entre nous et eux, il faut donc trouver un moyen de les éliminer”, admet-il, cité par l’agence de presse Jiji Tsushin.

Le quotidien Mainichi Shimbun prend lui acte de cette défaite avec résignation, tout en regardant vers l’avenir. Au sein de l’archipel, souligne-t-il, le Brésil a toujours été considéré comme un “maître” en matière de football, de nombreux joueurs du pays ayant joué dans le championnat japonais, sans oublier que Zico, l’une des légendes brésiliennes, a entraîné l’équipe nationale entre 2002 et 2006. En rappelant cette histoire, le quotidien souligne la nécessité de “tirer des leçons” de cette rencontre avec l’un des plus grands pays du football. “Le seul moyen pour changer l’histoire, c’est de continuer à se mesurer à ses défis”, écrit-il.

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Quant à Daily, site consacré aux actualités sportives, il regrette l’absence de certains joueurs en raison de blessures. De fait, les meilleurs attaquants, comme Kaoru Mitoma (Brighton) ou Takumi Minamino (AS Monaco), considérés comme des éléments essentiels de l’équipe, n’ont pas pu participer à cette compétition. Pis, Takefusa Kubo, ailier droit évoluant à la Real Sociedad, s’est blessé au genou lors de la rencontre contre les Pays-Bas. “On avait perdu des atouts susceptibles de faire la différence”, note amèrement le site.