Multiplication des taxes et prélèvements, durcissement des contrôles fiscaux, amendes pouvant atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars, mais aussi “pratiques de corruption et d’extorsion de la part de certaines autorités” : voilà le constat dressé dans une lettre de cinq pages adressée le 12 mai au président Prabowo Subianto par les entreprises chinoises exerçant en Indonésie.

Une situation qui “perturbe gravement les activités” des entreprises chinoises, s’inquiète la Chambre, rappelant que les groupes chinois ont “constamment soutenu le gouvernement indonésien” en contribuant à la croissance économique, à la création d’emplois et à la montée en gamme industrielle du pays, rapporte Kontan.

La protestation vise avant tout le durcissement des politiques minières, dont un projet de hausse des taxes et redevances et une réduction des quotas d’extraction de nickel. Une industrie hautement stratégique pour l’Indonésie, qui détient plus de 40 % des réserves mondiales de nickel et mise sur sa transformation locale pour développer une industrie nationale des batteries et des véhicules électriques.

Le nickel au cœur des tensions

Mais cette ambition de souveraineté industrielle relève d’une “illusion du contrôle” de ce secteur stratégique, nuance le site d’analyse australien Ea