Dans les colonnes du Times Higher Education, Liubov Darzhinova, chercheuse en sciences de l’éducation à l’université de Hong Kong, examine comment les réseaux sociaux peuvent devenir un véritable levier pour l’intégration et le soutien des étudiants internationaux dans le “port aux parfums”. Alors que les jeunes expatriés s’installent dans des villes étrangères, souvent loin de leur famille, le téléphone devient leur première interface avec la vie universitaire : “Pour de nombreux étudiants internationaux, le premier soutien ne vient pas des séances d’orientation ou des amphithéâtres, mais de leurs téléphones. À Hong Kong, des plateformes comme WeChat, RedNote, WhatsApp et Instagram sont les espaces de prédilection pour trouver un logement, partager des conseils d’étude et se connecter avec des pairs qui comprennent les hauts et les bas de l’installation dans une nouvelle ville.”

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La chercheuse souligne que ce soutien, bien que puissant, reste fragmenté, et plaide pour sa structuration dans des communautés numériques inclusives. Elle détaille six stratégies concrètes. D’abord, transformer les cercles de réconfort en véritable intégration sur le campus : les étudiants se regroupent naturellement avec ceux de leur culture, mais des “potes” numériques peuvent les aider à dépasser ces limites et participer à des activités interculturelles. Ensuite, les liens faibles peuvent devenir des perspectives professionnelles, grâce à la diffusion de postes vérifiés et de sessions interactives avec employeurs et anciens élèves.

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Les réseaux sociaux sont aussi un espace d’échange culturel : les discussions de groupe évoluent vers l’apprentissage des langues et la compréhension des normes locales, transformant les étudiants internationaux qui, de simples observateurs, deviennent des interlocuteurs actifs. Liubov Darzhinova note que les plateformes permettent également de valoriser les réussites.

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Enfin, elle insiste sur l’importance de l’aisance numérique, essentielle pour éviter les arnaques :

“Les risques sont significatifs : à Hong Kong, les autorités ont récemment signalé une hausse des arnaques téléphoniques et sur les réseaux sociaux, ciblant surtout les étudiants internationaux, avec des milliers de cas en seulement un mois.”

Pour les étudiants étrangers, cette approche transforme les réseaux sociaux en outils de protection, de possibilités et de lien social, offrant un accompagnement à la fois pratique et culturel.