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Gonaïves : les États généraux de la refondation esquissent une ambition métropolitaine pour 2054

Gonaïves : les États généraux de la refondation esquissent une ambition métropolitaine pour 2054, tandis que Gonaïves Debout veut faire de la Cité de l’Indépendance un laboratoire de transformation citoyenne Résumé des grands points Les États généraux de la refondation des Gonaïves,

Gonaïves : les États généraux de la refondation esquissent une ambition métropolitaine pour 2054
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11 mai 2026
Gonaïves : les États généraux de la refondation esquissent une ambition métropolitaine pour 2054
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Gonaïves : les États généraux de la refondation esquissent une ambition métropolitaine pour 2054

  • by Rezo Nodwes
  • 11 mai 2026
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Gonaïves : les États généraux de la refondation esquissent une ambition métropolitaine pour 2054, tandis que Gonaïves Debout veut faire de la Cité de l’Indépendance un laboratoire de transformation citoyenne

Les États généraux de la refondation des Gonaïves, tenus du 7 au 9 mai 2026, ont réuni plusieurs acteurs de la société civile, de la diaspora, du milieu universitaire, entrepreneurial et technique autour d’une ambition commune : repositionner la Cité de l’Indépendance comme une métropole moderne à l’horizon 2054. L’initiative, portée par Gonaïves Debout avec l’UPAG et l’UDERS-Notre Dame, entend inscrire la ville dans une dynamique de transformation urbaine, sociale, économique et mémorielle.

Parmi les actions annoncées figurent l’aménagement d’un bloc sanitaire communautaire à Raboto, le curage des drains et canaux pour prévenir les inondations, des études sur la voirie et le réaménagement du territoire, la construction d’un rond-point à Carrefour Turenne, l’installation prochaine d’un centre de dialyse, ainsi que la poursuite des travaux de rénovation de la Place d’Armes des Gonaïves. Le projet de création d’un corps de pompiers pour la ville a également été évoqué.

Une dimension historique et civilisationnelle traverse fortement le document, notamment avec le projet du Musée de l’Homme Noir, présenté comme un symbole majeur de la vocation universelle des Gonaïves, lieu de proclamation de l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804. L’éventuelle ouverture d’une annexe de l’ENARTS aux Gonaïves, accueillie par l’UPAG, vise aussi à élargir l’offre de formation pour la jeunesse locale dès l’exercice 2026-2027.

Les organisateurs annoncent la poursuite de travaux académiques complémentaires devant conduire à un agenda social de la Cité de l’Indépendance. Cet agenda se veut une réponse citoyenne à la gouvernance décrite comme criminelle, mafieuse, dépendante de l’extérieur et indifférente à la dignité nationale. Le texte invite les autres villes de province à s’inspirer de l’exemple gonaïvien afin de bâtir une dynamique nationale de transformation locale.

Le document insiste également sur l’existence d’un pôle de développement de l’Artibonite, présidé par le recteur de l’UPAG, Dr Mane Jacques Doddart, regroupant société civile, secteur privé, universités et experts originaires du département. Cette initiative intervient dans un contexte régional marqué par l’insécurité, l’abandon institutionnel et la dégradation des conditions de vie.

Sur le plan économique, l’Association des entrepreneurs de l’Artibonite réclame une plus grande participation des entrepreneurs locaux à la gestion et à la modernisation des ports de Gonaïves et de Saint-Marc. Elle critique aussi les lourdeurs administratives liées à l’obtention de la carte professionnelle et propose la création d’un guichet unique à la DGI pour faciliter les démarches des entreprises.

Le texte se termine par une série de remerciements adressés aux institutions, personnalités, établissements scolaires, médias locaux et intervenants ayant contribué à l’organisation des États généraux. Il mentionne enfin les critiques formulées par la population contre quatre secteurs : la justice, la police, le secteur médical public et une partie du secteur des affaires, accusés respectivement d’irresponsabilité, de complaisance, de politisation, de corruption ou de faible engagement social.

Les états généraux de la refondation de la cité de l’indépendance,organisés aux Gonaïves du 7 au 9 mai par Gonaives Debout en collaboration avec UPAG et UDERS-NOTRE DAME, ont été clôturés par la détermination et l’engagement exprimés par des parties prenantes majeures de faire de cette ville une métropole moderne à l’approche de 2054. C’est ce qui est ressorti des interventions faites par les porte-parole de la Patrie en danger, Crearti, Share, trois organisations de la diaspora gonaivienne et par le Collège des ingénieurs et architectes de l’Artibonite,nouvellement créé.

Des actions concrètes auront été planifiées dès cette semaine pour prouver la fidélité des parties prenantes à leurs engagements comme l’aménagement d’un bloc sanitaire communautaire autogéré au profit d’une zone très vulnérable de Raboto, soutien en carburant à la direction départementale des TPTC pour curer les drains et les canaux contre les inondations, des études sur la voirie et le réaménagement du territoire, la construction d’un rond point à k-fou Turenne pour réduire le nombre d’accidents, l’installation prochaine d’un centre de dyalise, la célébration des travaux de rénovation de la place d’armes, résultat du partenariat entre l’organisation la Patrie en danger et la mairie des Gonaives, la recherche des moyens pour doter Gonaives d’un corps de pompiers grâce à l’encouragement et à la collaboration du Chef pompier Gaël Painson qui a participé aux travaux.

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