LETTRE DE TOKYO
La Coupe du monde de football approche et Katsushika frémit. L’arrondissement populaire du nord-est de Tokyo, sis le long de la rivière Arakawa à l’ombre des 634 mètres de l’imposante tour Tokyo Sky Tree, tient sa notoriété de celle du manga de football mondialement connu, Captain Tsubasa (Olive et Tom en français). Son auteur, Yoichi Takahashi, y a vu le jour en 1960. Il y réside toujours, entretenant la flamme d’un personnage qui a contribué à la popularité du football dans un archipel voué au base-ball, et dont l’œuvre inspire depuis quarante-cinq ans nombre de stars du ballon rond.
Preuve de cette influence durable, le média nord-américain ESPN qualifiait le 6 avril l’actuel prodige du football nippon, Takefusa Kubo, de « nouveau Captain Tsubasa », véritable « leader qui aspire à hisser les Samurai Blue [l’équipe du Japon] vers de nouveaux sommets ». Hajime Moriyasu, sélectionneur d’une équipe nippone ambitieuse – elle a battu le Brésil et l’Angleterre lors de matchs amicaux ces derniers mois –, veut « créer la surprise » pendant cette compétition et compte sur le joueur de la Real Sociedad (Saint-Sébastien, Espagne), formé dès ses 10 ans au FC Barcelone, comme le fut Captain Tsubasa.
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