“Notre parti est devenu le plus grand parti au pouvoir dans le monde, exerce une influence considérable sur la planète et jouit du soutien indéfectible du peuple. C’est le noyau directeur de la cause du ‘socialisme aux caractéristiques chinoises’, et le parti mérite pleinement les qualificatifs de ‘grand’, ‘glorieux’ et ‘juste’.”
Xi Jinping
Secrétaire général du PCC, président de la République populaire de Chine

À l’occasion du 105e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois, le président Xi Jinping a prononcé un discours de quarante minutes sur les mérites de son parti, rapporte le quotidien singapourien Lianhe Zaobao. Au passage, le chef de l’État déforme un peu la réalité, puisque le PCC ne compte “que” 101 millions de membres, alors que le BJP, au pouvoir en Inde, en revendique plus de 140 millions – ce qui en fait donc le plus grand parti au pouvoir dans le monde.

Ce discours a été l’occasion, pour Xi, d’affirmer sa volonté de poursuivre sa ligne politique “anticorruption”, en promettant d’“éliminer résolument tous les virus qui rongent le corps sain du parti”. La campagne, lancée dès son arrivée au pouvoir, fin 2012, a bouleversé le milieu politique. Pour la seule année 2025, près d’un million de personnes ont été sanctionnées – dont deux anciens ministres de la Défense, condamnés à mort en mai.

“Vents violents et tempêtes dévastatrices”

Il a tenu à avertir le pays des défis à venir, en des termes vagues : “[Nous traversons] une période où coexistent opportunités stratégiques et risques, et où les facteurs d’incertitude se multiplient ; nous devons donc être prêts à tout moment à affronter des épreuves majeures, qu’il s’agisse de vents violents et de vagues déchaînées, voire de tempêtes dévastatrices.”

Xi Jinping a insisté sur le renforcement de l’armée, avec une remarque qui s’inscrit dans la continuité de son discours prononcé en 2021 à l’occasion du centenaire du PCC : “Une nation forte doit disposer d’une armée forte, et seule une armée forte peut garantir la sécurité nationale.” Après quoi il a également réaffirmé la nécessité d’une “direction absolue” du parti sur l’armée.

À lire aussi : Tensions. La loi chinoise sur l’unité ethnique, une menace dirigée vers Taïwan

Sur la question de Taïwan, le président chinois n’a pas évoqué “la réunification pacifique” comme précédemment. En revanche, il a réitéré sa volonté ferme de “réprimer résolument les forces séparatistes prônant l’indépendance de Taïwan, de s’opposer à toute ingérence extérieure” sur la question de cette île, que Pékin considère comme une affaire intérieure à la Chine. Devant quelque 3 000 membres du PCC, Xi Jinping s’est engagé à “faire avancer avec détermination la grande cause de la réunification de la patrie”.