Iran : des infrastructures de transport touchées par des frappes américaines. Deux ponts ont été frappés jeudi dans la région de Bandar Khamir, faisant trois morts et neuf blessés, selon la télévision d’État iranienne Irib. Une gare a également été “ciblée par l’ennemi américain” à Bandar Abbas, d’après Irib. L’aéroport d’Iranshahr (sud-est) a de son côté été frappé par “au moins un projectile” américain, d’après le média d’État. L’armée américaine avait plus tôt annoncé une nouvelle salve de frappes contre l’Iran, pour la sixième nuit d’affilée. Selon Yediot Aharonot, Washington a “informé Israël de son intention d’étendre ses bombardements […] aux infrastructures et aux installations énergétiques”. D’après l’agence Reuters, Téhéran aurait de son côté demandé aux miliciens houthistes de se tenir prêts à bloquer le ​détroit de Bab el-Mandeb, une voie cruciale pour les livraisons énergétiques mondiales située à l’extrémité sud de la mer Rouge, si Washington venait à frapper les infrastructures iraniennes.

La justice européenne valide la loi d’amnistie espagnole. La Cour de justice de l’UE (CJUE) a validé jeudi le texte adopté en 2024 par le gouvernement du Premier ministre espagnol qui accordait une amnistie aux séparatistes de Catalogne après leur tentative de sécession en 2017. En échange de son soutien à la formation du gouvernement de Pedro Sánchez fin 2023, le parti Junts de Carles Puigdemont avait obtenu des socialistes l’engagement de faire voter cette loi par le Parlement. La CJUE a jugé que “le droit de l’Union ne s’oppose pas à cette loi d’amnistie”, estimant qu’elle “ (visait) à réduire des tensions institutionnelles et politiques ainsi qu’à faciliter un scénario de réconciliation”. Cet “arrêt constitue une victoire pour le gouvernement et un revers pour tous ceux – magistrats, politiciens et médias – qui, pendant deux ans, ont répété que la loi avait été conçue sur mesure pour faciliter l’investiture de Pedro Sánchez”, souligne Jordi Juan, directeur du quotidien catalan La Vanguardia, dans un éditorial.

Au Kenya, des violences perturbent une législative partielle. Des hommes masqués ont semé la panique jeudi lors d’une élection dans la circonscription d’Ol Kalou, à 150 km de Nairobi, une zone électoralement stratégique en vue de la présidentielle d’août 2027. En début d’après-midi, des électeurs ont d’abord empêché des véhicules de police et des voitures banalisées d’entrer dans au moins un bureau de vote. Puis des hommes masqués, à bord de 4X4 banalisés, ont tiré des grenades lacrymogènes à proximité d’un des principaux bureaux de vote de la localité d’Ol Kalou. Des vidéos montrent aussi des hommes armés de bâtons terrorisant des électeurs. Selon le quotidien Daily Nation, plusieurs journalistes ont été agressés et leur matériel volé. Après une campagne sous tension, marquée par des accusations d’achats de vote et d’intimidations, plus de 1 000 policiers avaient été déployés jeudi. “Nous ne tolérons pas la violence […] que ce soit à Ol Kalou […] ou lors de la prochaine élection” de 2027, a réagi le ministre de l’Intérieur Kipchumba Murkomen.

Espagne : procès confirmé pour l’épouse du Premier ministre Pedro Sánchez. Un tribunal madrilène a annoncé jeudi que Begoña Gómez “serait jugée pour deux chefs d’accusation : trafic d’influence et détournement de fonds”, rapporte El País. Il s’agit d’un nouveau ​revers pour Pedro Sánchez et le ‌Parti socialiste au pouvoir, englués depuis des mois dans des scandales de corruption. Le procès de l’épouse du Premier ministre se tiendra devant un jury populaire, une procédure réservée en Espagne ⁠à un nombre limité d’infractions, dont le trafic d’influence. La date de l’audience n’a pas été précisée. Sa défense avait interjeté ⁠appel, demandant ‌à la juridiction de Madrid d’abandonner les chefs d’accusation ​retenus contre elle, qu’elle nie formellement. La cour a écarté un troisième chef d’accusation de “corruption en entreprise” et a levé une décision ⁠du tribunal ‌de première instance qui interdisait à Begoña Gómez de quitter le ‌pays. L’épouse de Sánchez qui dirigeait jusqu’à la rentrée 2024 un master de management est soupçonnée d’avoir utilisé à son profit les fonctions de son mari pour obtenir sa place dans l’université Complutense-de-Madrid, ainsi que des financements.