Son déguisement a galvanisé les défenseurs du bien-être animal. Et provoqué l’ire de nombreux habitants de l’île de Lewis, au large des côtes écossaises. Ces derniers mois, Robert Pownall a réclamé sans relâche l’interdiction de la guga hunt, chasse annuelle aux jeunes fous de Bassan.
Le fondateur de l’organisation Protect the Wild s’est donné du mal pour rendre la cause visible, d’abord par sa candidature à une législative partielle à Édimbourg en mai (il a obtenu 41 voix), puis via l’organisation d’un défi sportif autour du Parlement écossais cet été. Toujours grimé en gannet, nom anglais de cet oiseau marin emblématique de l’Écosse, avec son bec acéré, ses yeux bleus perçants et son crâne aux reflets jaune orangé.
La campagne, appuyée par une pétition forte de 106 000 signatures, a fini par payer. Le 3 août, les autorités environnementales écossaises, NatureScot, ont refusé pour la première fois de délivrer le permis de chasse annuel. “Presque tous les étés depuis 1549, un groupe d’hommes prenait la mer en direction d’un rocher inhabité pour prélever les oisillons, expose l’hebdomadaire The Economist. Les gugas (le nom gaélique des bébés fous de Bassan) étaient tués à coups de bâton, éviscérés, salés puis conservés dans le but d’être consommés tout au long de l’année.” Une sp
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La chasse, un sport tellement français
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