“La France affirme avoir adopté ‘les mesures les plus strictes d’Europe’ à la suite du premier cas positif de hantavirus”, titre le quotidien espagnol El Mundo ce 12 mai.

Lundi soir, l’Hexagone a effectivement durci ses règles d’isolement. “Tous les cas contacts, sans exception”, doivent désormais respecter “une quarantaine renforcée en milieu hospitalier”, a indiqué le gouvernement. Pour l’heure, ces restrictions concernent les 5 personnes qui ont séjourné à bord du bateau de croisière Hondius et les 22 voyageurs qui ont partagé le 25 avril les différents vols d’une Néerlandaise malade et morte depuis, a annoncé Sébastien Lecornu.

“Ne pas provoquer de panique”

Parmi les cinq Français rapatriés du navire, quatre ont été placés à l’isolement “strict” à l’hôpital Bichat, à Paris. Leur test est pour l’instant toujours négatif. Quant à la passagère française diagnostiquée positive et dont l’état s’était aggravé, les affirmations varient. Alors qu’elle est actuellement en réanimation, son état serait “stable”, selon le Premier ministre. Il est qualifié en revanche de “très critique” par le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, relève El Mundo dans un autre article.

La France a par ailleurs demandé une “coordination plus étroite” des protocoles sanitaires mis en place dans les pays de l’Union européenne pour lutter contre le hantavirus, a déclaré Sébastien Lecornu, en exhortant ses ministres à “renforcer immédiatement la coopération” avec les États voisins. Une conférence de presse au ministère de la Santé est prévue pour cet après-midi.

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Les autorités françaises prennent soin de ne pas provoquer de panique dans la population, souligne encore le quotidien espagnol. Annonçant un Conseil des ministres consacré à la gestion de la situation sanitaire, El Mundo cite le chef du gouvernement : ‘Je répète qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour les Français’, a insisté Sébastien Lecornu, qui a averti qu’il ne fallait ‘pas susciter la panique au sein de la population’ et a pris ses distances avec les ‘discussions’ qui avaient cours entre les spécialistes pendant le Covid-19.” Deux réunions interministérielles sur le sujet auront lieu désormais chaque jour à Matignon, a-t-il ajouté.