“Trop peu, trop tard”, résume The Guardian en titre. La réponse au hantavirus des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC, en anglais), principale agence sanitaire fédérale des États-Unis, fait l’objet de critiques.
Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) – dont les États-Unis de Donald Trump sont sortis – a fait état le 3 mai du foyer apparu sur le navire de croisière Hondius, le CDC n’a émis sa première alerte aux médecins que vendredi 8 mai, note le quotidien britannique, et n’a tenu que le lendemain son premier point d’information, réservé aux journalistes invités.
La réaction de l’agence, traditionnellement “aux avant-postes” face aux foyers épidémiques, est jugée faible comparé à d’autres cas similaires dans le passé. “Le CDC ne joue strictement aucun rôle”, a déclaré à l’agence Associated Press Lawrence Gostin, spécialiste de santé publique internationale à l’université de Georgetown. “Je n’ai jamais vu ça.”
La gestion de la situation “démontre à quel point le CDC est creux et insignifiant à présent”, a fustigé également Jennifer Nuzzo, directrice du Centre sur les pandémies de l’université Brown.
Un avertissement pour de futures épidémies
Des experts “affirment que le peu d’informations fournies par les autorités américaines aux médecins, aux médias et à la population reflète le rôle amoindri du pays face aux menaces sanitaires, confirme Axios. Ils se demandent si les licenciements et les coupes budgétaires en sont partiellement responsables.”
“À quel point [le CDC] serait-il proactif s’il s’agissait d’une menace plus générale pour la population ?” interroge Amesh Adalja, du Centre pour la sécurité sanitaire de l’université Johns-Hopkins.
Après l’arrivée du navire aux Canaries, dimanche 10 mai, les passagers américains devaient être ramenés aux États-Unis par une équipe du CDC, où ils étaient attendus dans un service spécialisé de l’université du Nebraska. Les autorités se veulent rassurantes : “Nous ne voulons pas traiter ça comme le Covid. Nous ne voulons pas faire paniquer la population”, s’est justifié le directeur par intérim du CDC, Jay Bhattacharya, sur CNN.
“Mais le vide informationnel laissé par le CDC pourrait bien avoir offert un espace aux théories de l’ère Covid”, explique le Guardian, qui cite les préconisations “alternatives” relayées sur X par l’ex-représentante complotiste Marjorie Taylor Greene.
La gauche a-t-elle encore une chance de remporter la présidentielle de 2027 ?
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !