Rome a été le théâtre, samedi 13 juin, d’une manifestation rassemblant environ trois mille militants d’extrême droite venus de toute l’Italie et réclamant la « remigration » des immigrés vers leurs pays d’origine.
« Nous voulons mettre les immigrés illégaux dehors, les expulser, parce qu’ils ne devraient pas être ici », a lancé Luca Marsella, porte-parole du groupuscule néofasciste Casapound.
« Ce sont eux qui violent nos femmes, a-t-il poursuivi. Ce sont eux qui agressent nos personnes âgées. Et comme nous ne sommes pas politiquement corrects, nous dirons que nous voulons aussi renvoyer chez eux les immigrés légaux, ceux qui, clairement, ne se sont pas assimilés ni intégrés. »
Susanna Rubei, femme au foyer, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que « les immigrés peuvent rester s’ils acceptent nos règles de coexistence, sinon, ils doivent retourner dans leurs pays d’origine ». « Cela vaut en particulier pour ceux qui commettent des crimes et sont pris la main dans le sac une, deux, trois ou quatre fois », a-t-elle ajouté.
« Personne ne doit entrer en Italie »
Dans la journée de samedi, à quelques mètres de là, le député européen Roberto Vannacci avait organisé l’assemblée constituante de son nouveau parti, Futuro Nazionale (FN). Près d’un an avant les élections législatives de 2027, ce député européen et ex-membre de La Ligue veut se positionner à droite de la coalition ultraconservatrice de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, auquel s’est joint son ancien parti.
« Ou vous êtes avec nous, gardiens de la citoyenneté et du souverainisme, ou vous êtes avec Von der Leyen (la présidente de la Commission européenne), Mario Draghi (l’ancien président du Conseil) et le globalisme », a lancé l’ex-général devant son public, après avoir multiplié les attaques contre les partis de centre droit.
Il s’est également posé en victime des médias, prévenant les « chauves » et les « tatoués » parmi ses militants de se méfier des caméras à la recherche de propos extrémistes, aux alentours de ce congrès, interdit aux médias mais diffusé en ligne.
« Selon moi, en ce moment, personne ne doit entrer en Italie », a lancé ensuite Roberto Vannacci lors d’une conférence de presse, interrogé sur le concept de « remigration ». Fondé en février, son parti compte déjà huit députés.