Dans un pays où la culture du travail acharné fait sans cesse l’objet de débats, c’est un message qui ne pouvait pas passer inaperçu. Lundi 20 juillet, jour férié au Japon – il s’agit du Jour de l’océan –, la Première ministre libérale-démocrate (conservatrice), Sanae Takaichi, a raconté sa vie privée sur son compte X, ravie d’avoir enfin un peu de temps libre. Problème, entre son travail accaparant et ses tâches ménagères, elle y donnait des détails sur son temps de repos. “Depuis ma prise de fonctions, je dors en moyenne entre zéro et trois heures”, écrivait-elle. Et d’ajouter que grâce à ce week-end prolongé, elle avait “enfin pu dormir cinq heures d’affilée”.
S’agissant d’une déclaration officielle d’un chef de gouvernement, ce message a suscité des réactions inquiètes. “Bien dormir est indispensable pour avoir la meilleure productivité. Dans l’ère Showa [c’est-à-dire durant le règne de l’empereur Hirohito, entre 1926 et 1989], passer des nuits blanches au travail était considéré comme courageux. Mais la science a prouvé que c’est contre-productif”, a commenté au micro de la chaîne publique NHK Motohisa Furukawa, du Parti démocrate du peuple (centre), qui préside un groupe d’élus œuvrant pour l’amélioration de la qualité de sommeil des Japonais.
De 2 100 à 1 600 heures de tr
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
Dès 2,99 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneProfitez d’un accès illimité (-57%)
2,99 € par mois
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.
À vélo sur le Shimanami Kaido, à la recherche de ce Japon qui nous fascine
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !