“La coalition s’écharpe à nouveau, cette fois sur les superprofits du pétrole”, annonce la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les ministres des Finances allemand, italien, espagnol, polonais, autrichien et portugais se sont prononcés, dans une lettre envoyée au gouvernement irlandais le 21 août, en faveur d’une “approche [européenne] commune” pour taxer davantage les entreprises d’hydrocarbures qui profitent de la crise pétrolière liée à la guerre au Moyen-Orient. Mais en Allemagne, cette demande fait débat jusqu’au sein du gouvernement du chancelier conservateur Friedrich Merz.

L’idée de contacter l’Irlande, qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne, vient pourtant du social-démocrate Lars Klingbeil lui-même. D’après Der Spiegel, “le ministre allemand n’a réussi à convaincre ses partenaires conservateurs chrétiens [d’envisager une taxation des superprofits] qu’à la condition qu’elle s’inscrive dans une initiative européenne plus large”. Il s’est donc allié avec cinq autres pays pour faire avancer les choses à l’international.

93 milliards de dollars de bénéfices

En Allemagne, la coalition noire-rouge n’a jusqu’ici réussi à s’entendre que sur une surveillance accrue des entreprises pétrolières, une réglementation de la hausse des prix à la pompe et une r