Tailler dans les dépenses publiques ou augmenter les impôts ? Les deux ? Tandis que les Français affrontent une version sadique de Charybde et Scylla pour redresser les finances publiques, les Espagnols semblent avoir trouvé une voie magique : cela s’appelle la croissance.
La Banque d’Espagne a annoncé, jeudi 17 septembre, que le ratio dette publique sur produit intérieur brut (PIB), le thermomètre de la dette, était passé en juillet sous la barre des 100 %, pour la première fois depuis 2020. « Le solde de la dette de l’ensemble des administrations publiques s’est établi, en juillet 2026, à 99,9 % du PIB, soit 2,4 points de pourcentage de moins qu’à la même période de l’année précédente », indique la banque centrale espagnole.
Ce ratio avait grimpé jusqu’à 124,2 %, au plus haut, en mars 2021. En France, le rapport entre la dette publique et la richesse nationale produite en une année atteignait 117,5 % à la fin du premier trimestre 2026, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques. Il s’est dégradé depuis.
Les deux voisins avaient vu leur ratio d’endettement bondir au-delà des 100 %, en 2020, lorsqu’ils ont délié les cordons de leur bourse afin de soutenir l’économie confinée. Depuis, les coups ont continué à pleuvoir des deux côtés des Pyrénées : sécheresse, fermeture du détroit d’Ormuz, hausse des taux d’intérêt. Mais Madrid est parvenu à contrôler le dérapage de ses comptes publics. Pas Paris.
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