La capitulation semble totale. Les uns après les autres, les constructeurs automobiles occidentaux et japonais cèdent aux sirènes chinoises, reconnaissant l’avance technologique prise par ce pays dans les domaines des batteries, des logiciels, de la conduite autonome et des gadgets en tout genre qui équipent leurs nouvelles voitures électriques. Ici c’est un home cinéma, là des sièges zéro gravité, ici un coffre-fort qui se déverrouille avec l’empreinte du propriétaire, là des rétroprojecteurs intégrés dans les phares pour se projeter un film en « glamping » – du camping glamour –, ici des sièges avant qui pivotent pour transformer l’habitacle en salle de réunion, là un bouton qui transforme votre intérieur en cocon pour la sieste avec purificateur d’air… Sans parler des voitures qui nagent ou se déplacent en crabe.
Les accords se multiplient donc pour surfer sur la vague chinoise, coopérer avec les nouvelles marques, produire leurs voitures et les vendre en Europe, leur céder des usines. En la matière, les deux leaders français, Renault et Stellantis, ont même pris un coup d’avance. Renault s’est allié depuis 2024 à Geely, maison mère chinoise de Volvo, avec qui il a créé Horse, une filiale dévolue aux moteurs thermiques et hybrides. Il a aussi repris les plateformes (la base des voitures) de son partenaire chinois pour produire des véhicules en Corée du Sud et au Brésil.
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