Le 22 octobre 1951, debout devant la cloche de la Liberté à Philadelphie, le Premier ministre iranien Mohammed Mossadegh s’adressait à un auditoire de plusieurs centaines de personnes dans le hall de l’Indépendance. Il a évoqué avec admiration la liberté américaine, établi un parallèle entre la lutte pour l’indépendance des États-Unis et le combat que menait alors l’Iran pour desserrer l’étreinte du Royaume-Uni sur ses affaires et ses ressources naturelles. “La foi en l’indépendance nationale est universelle, tous les peuples la partagent”, a-t-il déclaré.
Deux ans plus tard, il était renversé lors d’un coup d’État orchestré par Washington et Londres, parce qu’il avait décidé de nationaliser le pétrole iranien et de prendre le contrôle de l’Anglo-Iranian Oil Company britannique. À l’époque, de vastes régions du monde secouaient le joug du colonialisme et adoptaient de nouvelles identités nationales. Dans ce contexte, le nom de Mossadegh est devenu synonyme de la quête d’indépendance et de la lutte contre l’impérialisme occidental. Son éviction est aujourd’hui encore considérée avec amertume dans tout le Sud global comme un exemple des errements de la politique étrangère américaine.
De nos jours, la résistance de l’Iran face à la coercition occidentale sert de nouveau de cri de r
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