L’annonce a les allures d’une provocation faite à la première puissance mondiale. Une bravade dont l’Iran est devenu coutumier. Lundi 18 mai, ignorant les menaces et les élans comminatoires de Donald Trump, les autorités de Téhéran ont révélé que la nouvelle instance de contrôle du détroit d’Ormuz serait désormais dotée d’un compte sur le réseau social X. Une façon pour le régime théocratique de signifier que son emprise sur cet étroit couloir maritime, par où transitait avant-guerre plus de 20 % de la production de pétrole, de gaz et d’engrais mondiaux, est appelée à durer. « Le détroit d’Ormuz est à nous », avait prévenu, le 14 mai, le vice-président, Mohammad Reza Aref, lors d’une réunion avec le cabinet du président.
La réouverture, sans condition, du passage maritime fermé de facto par la République islamique au lendemain des premières frappes israélo-américaines, le 28 février, est une exigence américaine. Mais ni la puissance militaire des Etats-Unis, ni le blocus des ports iraniens décrété par Donald Trump le 13 avril, qui imaginait ainsi assécher l’économie iranienne, n’ont fait plier le régime.
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