En visite d’Etat à Astana, au Kazakhstan, pour le sommet annuel de l’Union économique eurasiatique (UEE) jeudi 28 et vendredi 29 mai, Vladimir Poutine tente d’afficher l’image d’un bloc régional uni autour de Moscou. Mais, dix ans après sa création, cette organisation, vitrine de l’influence russe dans l’espace postsoviétique, traverse une période de troubles.
Lancée en 2015 sur le modèle d’un marché commun inspiré de l’Union européenne (UE), l’UEE prolonge une zone économique née après l’effondrement de l’URSS entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, puis élargie à l’Arménie et au Kirghizistan. Censée garantir la libre circulation des marchandises, des capitaux et des travailleurs, elle peine pourtant à tenir ses promesses, dans un contexte de tensions croissantes entre Moscou et ses partenaires.
Celles-ci se cristallisent aujourd’hui autour de l’Arménie. Le vice-premier ministre russe, Alexeï Overtchouk, a averti, le 19 mai, que le statut du pays du Caucase dans l’UEE « sera[it] discuté » lors du sommet d’Astana, après l’annonce de l’absence du premier ministre arménien, Nikol Pachinian. Officiellement, ce dernier invoque la campagne des élections législatives du 7 juin. Mais la diplomatie russe y voit un nouveau signe de l’éloignement d’Erevan et reproche à l’Arménie son rapprochement avec l’UE – l’Arménie a adopté en 2025 une loi qui affirme officiellement son intention de se porter candidate à l’entrée dans l’UE.
Il vous reste 73.61% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !