Les tribulations du groupe nucléaire français Orano continuent à intéresser la presse économique africaine. En juin 2025, le Niger, en froid avec la France depuis l’arrivée au pouvoir de la junte militaire deux ans auparavant, a privé l’entreprise de ses parts dans la Société des mines de l’Aïr (Somaïr) afin de la nationaliser.
Le 18 mai dernier, le gouvernement nigérien a définitivement acté la fin de l’exploitation française dans le pays en créant une nouvelle société d’État chargée de l’uranium et en annulant la concession de la mine d’Arlit attribuée à Orano, relève Financial Afrik. Le Niger était la deuxième source d’approvisionnement d’uranium de la France, juste derrière le Kazakhstan.
Dans la quête du gouvernement français pour sécuriser un “portefeuille d’approvisionnement africain” pour son approvisionnement énergétique, constate le titre économique Business Insider Africa, le Botswana se présente comme l’alternative la plus concrète aux mannes uranifères du Niger. Connu pour son industrie diamantaire, Gaborone dispose de réserves d’uranium évaluées à “800 000 tonnes”, relève Mining Focus Africa.
Offensive diplomatique
Le 10 avril, Orano Botswana a obtenu un permis d’exploration couvrant environ 15 000 kilomètres carrés dans le district de Ghanzi, dans le centre du pay
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Sans engagement • Résiliable en ligneUn “rapport accablant” sur les matières premières critiques pointe la dépendance de l’Europe
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