La Biélorussie est le dernier pays d’Europe et d’ex-URSS à pratiquer la peine de mort. Depuis l’indépendance du pays en 1991, « plus de 400 personnes ont été exécutées », a rappelé l’avocat et ancien prisonnier politique biélorusse Maksim Znak lors du 9ᵉ congrès mondial contre la peine de mort, qui s’achève jeudi 2 juillet à Paris. Entre les années 1980 et 2000, la majorité des pays européens ont aboli cette pratique. La Biélorussie est le seul à avoir refusé d’adopter le moratoire que réclamait le Conseil de l’Europe.
Des exécutions ont encore lieu dans le pays souligne Andreï Paluda, coordinateur de la campagne contre la peine de mort au sein de l’ONG biélorusse de défense des droits humains Viasna. Depuis le mouvement de contestation contre la réélection truquée d’Alexandre Loukachenko à la présidentielle de 2020, « cinq personnes ont été condamnées à mort, dont trois ont été exécutées », précise-t-il. Des centaines de milliers de Biélorusses avaient manifesté pacifiquement, des semaines durant, avant d’être brutalement réprimés par le régime. Des milliers d’entre eux ont été incarcérés ou ont fui le pays.
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