Le président de la Fifa, Gianni Infantino, s’est plié en quatre pour s’assurer les bonnes grâces du président américain, Donald Trump. “Mais si son objectif était de protéger le tournoi des excès de l’administration Trump, il a échoué”, commente The Continent. Décrivant une “forteresse américaine”, où les entrées sont filtrées et surveillées par des agents de la police de l’immigration (ICE), l’hebdomadaire sud-africain dresse ce constat : cette Coupe du monde est celle de l’hostilité politique.

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Et cela avant même le début “chaotique” de la compétition. Le 6 juin, alors même qu’il disposait d’un visa en règle et d’un passeport diplomatique, l’un des meilleurs arbitres internationaux, le Somalien Omar Abdulkadir Artan, a été refoulé à son entrée aux États-Unis. Par la suite, “les joueurs, les arbitres, les journalistes [en particulier ceux venant d’Afrique] et les supporteurs se rendant aux États-Unis ont été confrontés à des refus de visa, des fouilles intrusives, des restrictions de voyage et des menaces de raids des services d’immigration”.

Un visage d’hostilité

“Les politiciens disent toujours que le sport unit et jette des ponts”, a écrit Gianni Merlo, président de l’Association internationale de la presse sportive dans une plainte adressée à la Fifa, mais “dans ce cas précis, nous allons dans la direction opposée”.

La Fifa s’est montrée passive devant l’exclusion d’Omar Abdulkadir Artan. Un choix délibéré, souligne le média, qui rappelle qu’en 2023, lorsque l’Indonésie s’est opposée à la participation d’Israël à la Coupe du monde des moins de 20 ans, “la Fifa a rapidement retiré à [la première] l’organisation du tournoi”.

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Alors que “les États-Unis étaient impatients d’accueillir la Coupe du monde en 2026, année du 250e anniversaire de leur indépendance”, donnant à cette compétition la possibilité d’“être véritablement historique”, souligne The Continent, ils offrent au monde le visage de l’hostilité.