Comme chaque premier samedi de juillet depuis exactement treize décennies, les habitants de Durban ont afflué, samedi 4 juillet, aux abords et à l’intérieur de l’hippodrome de Greyville. Profitant de la douceur de l’hiver austral, le grand port du sud-est de l’Afrique du Sud a célébré, dans un tourbillon de couleurs, de décibels et de bulles de champagne, le Durban July, la plus prestigieuse course hippique du continent.
Rendez-vous à la fois sportif et mondain, show à grand spectacle qui draine une cascade de VIP sud-africains, l’événement s’est imposé, au fil des éditions, comme une date-clé du calendrier national. Créé en 1897, il a survécu aux tragédies qu’a traversées la jeune nation sud-africaine, de la seconde guerre des Boers (1899-1902), au début du XXe siècle, à la chaotique transition vers la démocratie, à la fin de celui-ci, en passant par les douloureuses décennies de l’apartheid (1948-1994).
« Ce n’est pas seulement la course la mieux dotée de notre calendrier hippique, déclare, enthousiaste, Graham Montanari, le directeur créatif de Hollywoodbets, la société organisatrice. C’est un événement social auquel participent des Sud-Africains de toutes les couleurs de peau et de tous les horizons. On retrouve ici notre nation arc-en-ciel et, dans le contexte actuel, cela fait du bien. »
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