Depuis le début de la guerre en Iran, en février, 410 millions de barils de pétrole ont dû être puisés dans les réserves mondiales, soit 2,7 millions de barils par jour (mbj), afin de pallier les perturbations apportées par le conflit aux chaînes d’approvisionnement. “La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz compromet la reprise de l’offre”, constate The Wall Street Journal, qui relaie le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Une situation qui conduit l’agence de l’OCDE à revoir à la baisse ses prévisions pour les semaines à venir. “Le monde risque de connaître un déficit de 1,8 mbj ce trimestre, soit plus du double des prévisions précédentes”, avertit l’AIE.
L’offre mondiale a augmenté de 2,4 mbj en juillet pour atteindre 101,5 mbj, mais elle reste inférieure de 6,3 mbj à son niveau de l’année précédente, la production du Golfe étant toujours à l’arrêt.
Les exportations régionales ont diminué de 2,1 mbj pour s’établir à 15 mbj. “Au cours du mois dernier, les chargements de pétrole ont connu de fortes fluctuations atteignant 20 mbj début juillet avant de retomber à environ 12 mbj dans les semaines suivantes”, signale l’AIE.
“Réajustement” de la demande en Chine
Pour l’ensemble de l’année 2026, le déficit sera probablement le plus important enregistré de
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Les réserves de précaution, ce “chacun pour soi” qui aggrave la crise de l’énergie
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