La dette publique chinoise a doublé en cinq ans, et dépasse pour la première fois les 100 000 milliards de yuans, soit environ 12 850 milliards d’euros, rapporte Diyi Caijing.

Selon le média économique, derrière ce chiffre gigantesque se cache la mise en œuvre, ces dernières années, d’une politique budgétaire active visant à lutter contre les pressions économiques. D’une part, le gouvernement emprunte davantage pour les projets d’envergure liés à l’amélioration de la vie de la population, dans le but de stabiliser les investissements et l’économie. D’autre part, il lève des fonds pour réduire les risques liés à la dette cachée des collectivités locales. Ces dernières ont en effet émis un volume important d’obligations d’État ces dernières années pour refinancer leurs dettes existantes.

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Les experts interrogés par Diyi Caijing expriment, unanimement, leur confiance. Malgré l’importance du montant absolu de la dette, ils estiment que le risque global lié à la dette chinoise reste “maîtrisé”. Le titre économique souligne également que, selon les données du ministère des Finances chinois, le taux d’endettement public de la Chine s’élevait à 68,7 % à la fin de 2024, ce qui est nettement inférieur à la moyenne des pays du G20 et à celle des pays du G7, qui sont respectivement de 118 % et de 123 %. Quant au Fonds monétaire international, il a évoqué un taux d’endettement public chinois à 90,4 % du PIB en 2024, et à 99,2 % en 2025.

La dette des collectivités locales “anormalement élevée”

Auprès de Lianhe Zaobao, l’économiste chinois Luo Zhiheng indique que les fonds issus de la dette publique chinoise sont “principalement investis dans les infrastructures” telles que les transports, les chantiers hydrauliques et l’énergie. Il considère que “ces actifs pourront produire des rendements durables”.

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Toutefois, dans le même média singapourien, Yuan Haixia appelle à la vigilance. La directrice de l’Institut international de recherche Chengxin de Chine, qui appartient à l’agence de notation financière chinoise du même nom, recommande de surveiller les risques structurels et régionaux, même si les risques globaux sont gérables. Selon elle, dans certaines régions chinoises moins développées et qui disposent d’une faible autonomie financière, la pression du remboursement de la dette est “relativement forte”.

Sur le site Sohu, l’Institut monétaire international de l’université Remnin de Chine, à Pékin, a également mis en garde au sujet de la dette des collectivités locales. Il la juge “anormalement élevée”. L’institut révèle que cette dernière représente environ 80 % de la dette publique totale chinoise.