C’est un changement de règles qui pourrait avoir des répercussions bien au-delà de l’Hexagone. [Depuis le] 11 août, les entreprises ne [peuvent] plus appeler des particuliers en France à des fins commerciales sans avoir obtenu leur consentement préalable. Jusqu’ici, le système reposait essentiellement sur une logique d’opposition, notamment à travers Bloctel, une liste d’opposition au démarchage téléphonique mise en place par l’État français. Désormais, c’est au professionnel de démontrer que le consommateur a accepté en amont d’être contacté.

La réforme concerne également les entreprises étrangères travaillant pour le compte de sociétés françaises. Les centres d’appels marocains, historiquement très présents sur le marché français, sont donc directement concernés.

Au Maroc, l’inquiétude porte principalement sur les entreprises spécialisées dans la télévente. Dans une réponse écrite au Parlement, le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, avait estimé, au mois de mars dernier, que la nouvelle réglementation française pourrait affecter entre 40 000 et 50 000 emplois dans le royaume.

Le patronat peu alarmiste

Pour la Fédération nationale des centres d’appels et des métiers de l’offshoring (FNCAMO), le risque est