Lors de son dernier voyage à Washington, le 28 juin dernier à l’occasion de l’hommage à feu le sénateur Lindsey Graham, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a demandé à Donald Trump de nouvelles aides militaires. Il voulait obtenir des systèmes de défense antiaérienne, l’accès à une utilisation élargie du système de communication par satellite Starlink et l’autorisation de fabriquer localement des missiles Patriot.

Ses demandes ont été sèchement rejetées par le président américain. En effet, les États-Unis sont eux-mêmes confrontés à une diminution inquiétante de leurs stocks d’armes. Et si ces stocks sont si bas, c’est en raison de la guerre contre l’Iran.

Ainsi, les guerres d’Ukraine et d’Iran sont imbriquées. Et elles les sont de plus en plus. Trois jours avant le voyage de Volodymyr Zelensky à Washington, cela s’était manifesté en mer Caspienne, où l’Ukraine a attaqué un cargo iranien. À l’évidence, cette attaque était destinée à mettre Donald Trump dans les meilleures dispositions vis-à-vis de l’Ukraine, et à accroître les chances de voir les demandes d’aide militaire aboutir.

Mais l’imbrication entre ces deux guerres va bien au-delà de tel ou tel événement isolé. Elle concerne les échanges de renseignement militaire, l’organisation de chaînes d’approvisionnement et