Ce sera donc le groupe français Naval Group qui, sauf imprévu, fournira les quatre frégates voulues par la Suède. Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, l’a annoncé mardi 19 mai. “Il s’agit du plus gros investissement dans la défense nationale depuis [l’avion de chasse] Gripen dans les années 1980, qui permettra à la Suède de tripler sa capacité de défense aérienne par rapport à aujourd’hui”, a commenté le dirigeant conservateur, cité par Aftonbladet.

S’il est bien formellement signé dans un futur proche, comme on le souhaite à Stockholm et à Paris, ce “contrat colossal”, pour citer Dagens Nyheter, tournera aux alentours de 10 milliards de couronnes par navire, soit l’équivalant de 3,67 milliards d’euros pour les quatre unités prévues.

Un coup dur pour Saab

“La rapidité dans les livraisons a été un facteur déterminant” dans ce choix, explique Svenska Dagbladet. Car, assure Naval Group, la première des quatre frégates pourra mouiller dans un port suédois dès 2030, et les autres suivront au rythme d’une par an. De quoi satisfaire la marine royale, pressée de renforcer sa présence en mer Baltique et dans l’Atlantique nord face à une Russie jugée menaçante.

Pour le journaliste spécialisé dans la défense pour Dagens Nyheter, “la politique de sécurité a pris le pas sur la polit