Le choix d’une boîte de chocolats est toujours un moment d’intense hésitation et, lorsque cette dernière est destinée à être partagée, c’est avec le sentiment de porter une grande responsabilité sur mes épaules que je pousse la porte de la chocolaterie.
« Nous vendons quatre tailles de chocolats différents », m’expliqua le vendeur en me désignant les vitrines alignées devant moi.
Les plus petits se trouvaient à ma gauche et je pouvais lire leur prix à l’unité sur le petit panonceau qui se dressait devant. Juste à côté, les moyens coûtaient 5 sous de plus par unité que les petits. Un peu plus loin, les grands coûtaient 5 sous de plus que les moyens. Et enfin pour les gigantesques, dont on aurait eu bien du mal à ne faire qu’une bouchée, il fallait encore ajouter 5 sous supplémentaires.
Je fouillais dans ma poche pour en sortir toute la monnaie que j’avais sur moi. Et, le hasard faisant bien les choses, je constatais que, quelle que soit la taille de chocolat que je choisirais, j’avais pile-poil ce qu’il fallait pour en acheter un nombre entier.
« Bien sûr, si je prends les petits, nous en aurons plus, murmurais-je pour moi-même. Mais les moyens sont plus généreux même si, pour le même prix, j’en aurai cinq de moins. »
Puis me vint une autre pensée. Ce soir-là, nous serions six à table lorsque je sortirais la boîte. Et il serait bien entendu plus convenable que chacun puisse avoir le même nombre de chocolats.
Voilà qui me permit de trancher ! Je tendis d’un geste toute ma monnaie au vendeur en lui annonçant ma décision.
Pouvez-vous deviner la taille de chocolats que j’ai choisie ce jour-là ?
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