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Le cri de désespoir de trois piliers de l’Économie haïtienne : Alix Didier Fils-Aimé peut-il se permettre d’ignorer cet appel au secours sans subir de lourdes conséquences ?

Dans un pays au bord de l’asphyxie économique, quatre fleurons de l’industrie haïtienne ont brisé le silence. Rhum Barbancourt, Brasserie de la Couronne, Séjourné S.A. et Compagnie des Tabacs Comme Il Faut ont publié, le 10 mai 2026, un communiqué de presse d’une rare gravité. Elles y

Le cri de désespoir de trois piliers de l’Économie haïtienne : Alix Didier Fils-Aimé peut-il se permettre d’ignorer cet appel au secours sans subir de lourdes conséquences ?
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L'appel urgent de quatre géants économiques haïtiens : Alix Didier Fils-Aimé peut-il négliger cette demande d'aide sans conséquences graves ?

Dans une nation confrontée à une asphyxie économique critique, quatre joyaux de l'industrie haïtienne ont rompu leur silence. Les entreprises Rhum Barbancourt, Brasserie de la Couronne, Séjourné S.A. et Compagnie des Tabacs Comme Il Faut ont diffusé, ce 10 mai 2026, un communiqué d'une gravité exceptionnelle. Ces sociétés y expriment un appel au secours désespéré : les axes routiers vitaux conduisant à l'aéroport international Toussaint Louverture sont dégradés, la protection est défaillante, et l'administration semble avoir délaissé l'un des derniers secteurs productifs nationaux.

Plus d'une semaine après leur première mise en garde publique et leur requête officielle d'entrevue, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé maintient un silence troublant. Cette absence de réaction ne représente pas une simple négligence bureaucratique : elle révèle un signe préoccupant de l'inefficacité – ou du désintérêt – d'un gouvernement qui abandonne ses principaux contributeurs face au désordre.

Ces compagnies ne sollicitent pas de privilèges : elles comptent parmi les plus importants contributeurs financiers de la République. Régulièrement classées parmi les grands payeurs de taxes de la DGI et des Services douaniers, elles versent annuellement des centaines de millions de gourdes dans les finances publiques par le biais de l'impôt corporatif, la TVA, les taxes douanières et diverses contributions indirectes.

Elles fournissent directement du travail à plusieurs milliers d'Haïtiens — dépassant 1 000 employés chez Barbancourt, excédant 1 100 à la Brasserie de la Couronne — et supportent jusqu'à 160 000 postes indirects dans les secteurs de la canne à sucre, du transport, de la commercialisation et des services connexes.

Il s'agit d'entreprises solidement établies : elles transforment sur place, vendent à l'étranger, investissent dans les énergies alternatives et conservent des biens immobiliers dans un territoire où nombreux préfèrent s'exiler ou importer. En résumé, ces sociétés constituent des fondations. Sans leur présence, les finances gouvernementales s'effondreraient davantage, le taux de chômage grimperait et le label « Made in Haiti » disparaîtrait.

Dans leur déclaration, ces entreprises mentionnent avoir prévenu officiellement les dirigeants puis réclamé une rencontre d'urgence. La réaction ? Des aménagements superficiels au carrefour Rita. Aucune intervention sur la Route nationale nº1. Pas de planning. Nulle réunion consultative. Aucune stratégie globale.

Cette indifférence gouvernementale face aux préoccupations de secteurs économiques cruciaux soulève des interrogations majeures sur la capacité de l'administration actuelle à préserver ce qui subsiste de l'économie haïtienne. L'attitude du Premier ministre risque d'entraîner des répercussions dramatiques pour l'ensemble du pays.

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