Depuis presque soixante ans, le tueur en série Zodiac hante l’imaginaire californien. Malgré des milliers de suspects et des décennies d’enquête, son identité n’a jamais été établie. Aujourd’hui, un enquêteur indépendant affirme avoir résolu l’énigme grâce à l’intelligence artificielle, qui l’aurait aidé à décrypter un message codé resté jusque-là insoluble. Dans cette enquête du “Sunday Times”, son hypothèse relance une autre affaire mythique, celle du Dahlia noir.
Il est tard, en cette soirée de la fin septembre 2024, et Alex Baber manque dangereusement de sommeil. Assis sur son lit, à son domicile quelque part en Virginie-Occidentale, il a le sentiment qu’il est sur le point de boucler ce qui pourrait être une des plus grandes enquêtes de tous les temps. À l’aide d’un programme d’intelligence artificielle qu’il a développé et de données de recensement récemment rendues publiques, Baber est persuadé qu’il a découvert l’identité du plus tristement célèbre des tueurs en série à avoir échappé à la justice en Amérique : Zodiac. S’étant lui-même baptisé le “Zodiac”, il a terrorisé le nord de la Californie à la fin des années 1960, tué au moins cinq personnes, et n’a cessé de provoquer les autorités en envoyant des lettres et des messages codés à la presse locale.
Une lettre au “San Francisco Chronicle”
Âgé de 50 ans, Baber dirige une petite équipe d’enquêteurs amateurs, les Cold Case Consultants of America (CCCoA), et il a passé des mois à tenter de déchiffrer un indice contenu dans une lettre du tueur adressée au San Francisco Chronicle en avril 1970. La lettre en question disait :
“C’est le Zodiac qui vous parle. Au fait, est-ce que vous avez déchiffré le dernier code que je vous ai envoyé ? Mon nom est…”
Suivait une succession mystérieuse d
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Fondé en 1822, ce journal conservateur a fusionné avec The Times en 1967. L’enfant chéri de Rupert Murdoch est aujourd’hui l’un des meilleurs journaux de qualité du dimanche, en tout cas le plus lu. Contrairement à l’édition quotidienne (les deux rédactions sont distinctes), The Sunday Times a soutenu le vote en faveur de la sortie de l’Union européenne, en 2016.
Au début de l’agression russe en Ukraine, le 24 février 2022, le site du Times (partagé avec son édition dominicale, The Sunday Times) enregistre 1 000 nouveaux abonnements par jour, reflet de son excellent travail de terrain en matière d’actualité internationale. Sept reporters couvrent le conflit en permanence, sur le terrain.
Comme les éditions dominicales des autres grands quotidiens britanniques, The Sunday Times est composé de nombreux suppléments : Entreprise, Maison, Argent, Spectacles. Moins centré sur l’actualité à chaud que sa version quotidienne, il accorde une grande place aux enquêtes de fond et à des articles plus légers.
Victoria Goldiee, la journaliste trop parfaite pour être honnête
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