C’est en 1959 qu’un groupe clandestin de militants exilés fonde au Koweït le Mouvement de libération de la Palestine, désigné sous son acronyme arabe inversé de Fatah. Ces activistes, venus de formations panarabes, socialistes ou islamistes, renient alors leurs précédents engagements pour accorder la priorité absolue à la « libération de la Palestine ». Yasser Arafat s’impose comme le chef de ce mouvement que cible la répression des différentes polices arabes. Et c’est Arafat qui recrute ensuite Mahmoud Abbas, alors installé au Qatar, pour développer les réseaux du Fatah dans le Golfe.
Même si le développement du groupe est laborieux, il inquiète suffisamment l’Egypte pour que Gamal Abdel Nasser instaure, en 1964, une Organisation de libération de la Palestine (OLP) sous son égide. Le Fatah réagit en déclenchant en 1965 la « lutte armée » contre Israël, en fait une série d’attentats à l’impact limité.
Le triomphe israélien lors de la guerre des Six-Jours de juin 1967 porte un coup terrible au prestige de Nasser, tandis que les surenchères du Fatah tranchent avec l’humiliation des armées arabes. Nasser accepte en 1969 de confier à Arafat la direction de l’OLP, où le Fatah acquiert une position dominante, dans un mélange de compétition et de collaboration avec les autres factions armées.
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