En quelques heures, le « Cockroach Janta Party » est devenu un phénomène de masse en Inde. Lancé sur Instagram par Abhijeet Dipke, 30 ans, étudiant en communication à l’université de Boston, le « Parti populaire des cafards » entendait parodier le juge en chef de la Cour suprême, Surya Kant. Lors d’une audience, le 15 mai, le plus haut magistrat du pays avait décrit les jeunes chômeurs comme des « cafards », « des parasites de la société qui s’attaquent au système ». « Certains se tournent vers les médias, d’autres vers les réseaux sociaux, d’autres encore deviennent des militants pour le droit à l’information, d’autres enfin se lancent dans d’autres formes de militantisme et s’en prennent à tout le monde », avait-il déclaré.
Devant le tollé provoqué par ses propos, le magistrat a tenté de se justifier, en expliquant que ses remarques visaient spécifiquement les personnes accédant à la profession juridique grâce à des « diplômes faux et bidons ». Trop tard : le mal était fait.
Dans un message posté le 16 mai, Abhijeet Dipke avait fixé, avec humour, les conditions pour rejoindre le mouvement des cafards : être « fainéant », « au chômage », passer « tout son temps sur Internet » et disposer d’une « capacité professionnelle à se plaindre ». Il a immédiatement emporté un succès prodigieux. Le 22 mai, le compte Instagram du « Parti populaire des cafards » comptait 19 millions de followers. Plus que le compte du Bharatiya Janata Party, de Narendra Modi, avec ses 8,8 millions d’abonnés. Abhijeet Dipke avait également ouvert un compte sur le réseau social X.
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