Depuis la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine de novembre 2024, les Groenlandais se sont habitués au défilé de visiteurs venus de leur propre initiative, sans y avoir été invités, sur leur île. Il y a d’abord eu le fils du président américain, Donald Trump Jr, et le militant ultraconservateur Charlie Kirk, passés en éclair à Nuuk, le 7 janvier 2025. Puis le vice-président, J. D. Vance, et son épouse ont fait une visite de quelques heures, sur la base spatiale américaine de Pituffik, le 28 mars 2025.
Désigné envoyé spécial des Etats-Unis au Groenland en décembre 2025, le gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, devait venir à son tour, en mars, pour assister à la course annuelle de chiens de traîneaux. Mais face aux menaces américaines d’annexion de l’île, début janvier, l’opérateur touristique qui se proposait de l’accueillir a retiré son invitation. Cela n’a pas découragé l’élu républicain : dimanche 17 mai, il a débarqué à Nuuk pour une visite non officielle de trois jours, qui suscite depuis plusieurs semaines la controverse au Groenland.
Depuis sa nomination à ce poste d’émissaire aux contours très flous, Jeff Landry a multiplié les déclarations incendiaires. Le 22 décembre 2025, il se disait ainsi « honoré de servir [Donald Trump] pour faire du Groenland une partie des Etats-Unis », avant d’applaudir le locataire de la Maison Blanche qui menaçait d’annexer le Danemark, en janvier. Depuis, il s’en est pris au premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, quand celui-ci a refusé que les Etats-Unis envoient un navire-hôpital à Nuuk.
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