En moins d’une semaine, près de 1 300 soldats salvadoriens seraient arrivés en Haïti, selon Le Nouvelliste. “Cet effectif composé essentiellement de militaires et de membres des forces spéciales est le plus important déployé par un pays en Haïti depuis la fin de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah, en place entre 2004 et 2017)”, souligne le directeur du grand quotidien local, Franz Duval.

Pas un jour ne passe sans que des vols transportant des militaires salvadoriens et des avions-cargos chargés de matériel et de véhicules se posent sur l’île, confirme The Miami Herald. Et des centaines d’autres soldats sont encore attendus, ajoute le quotidien de Floride, qui a comptabilisé plus d’une douzaine de vols depuis le 21 octobre.

Ce jour-là, sur ses réseaux sociaux, le président du Salvador, Nayib Bukele, avait menacé les gangs haïtiens de représailles, dans un message en créole, s’ils ne libéraient pas les quatre soldats salvadoriens disparus le 18 octobre dans une embuscade attribuée aux gangs, à l’est de Port-au-Prince. Techniciens aéronautiques, ils avaient été déployés sur le terrain dans le cadre de la jeune Force de répression des gangs (FRG) en Haïti, créée l’an dernier sous l’égide des Nations unies.

“Nous en avons déjà fini avec les gangs au