Des touffes d’herbe verte s’échappent de petites fleurs roses, jaunes, violettes, blanches ou bleues. Au loin, des sommets enneigés. C’est une prairie des Alpes bernoises, en Suisse, qui s’affiche à la une de Science. Avec ce titre : “Détrônées”.
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Car, explique Bianca Lopez, responsable éditoriale de la revue américaine, “poussées par le réchauffement climatique, les espèces végétales montagnardes montent en altitude et certains craignent que les variétés familières des zones les plus élevées ne finissent par disparaître à cause du réchauffement ou de la compétition avec les nouvelles arrivées.”
En d’autres termes, le fait que certaines espèces s’adaptent à la hausse des températures en migrants vers les sommets n’est pas nécessairement une bonne nouvelle. “Les travaux de surveillance menés depuis vingt et un ans dans toute l’Europe montrent à présent que le réchauffement de la planète a également pour effet de déloger certaines espèces des sommets montagneux, notamment celles qui sont déjà proches de leur minimum d’altitude”, indique la revue américaine en guise de présentation de son édition du 3 septembre.
Dans l’étude ainsi mise à l’honneur, les auteurs écrivent qu’ils ont constaté que des “extinctions localisées sont largement liées et précédées par une diminution quantitative, phénomène qui peut ainsi servir de signal d’alerte”. Leurs résultats suggèrent que, malgré une richesse croissante des variétés de plantes, les assemblages végétaux situés au-dessus de la limite des arbres peuvent être confrontés à une perte – accélérée mais jusqu’ici négligée – de leurs espèces les plus caractéristiques.
Chaque jeudi, les pistes de la presse étrangère pour agir face au dérèglement climatique et s’adapter
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