Il n’a pas été reçu à la Maison Blanche, ni même au département d’Etat. Mais le simple fait de se déplacer à Washington constitue déjà une victoire diplomatique de poids pour le président de la république autoproclamée du Somaliland. En visite dans la capitale fédérale américaine depuis le 5 septembre, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dit « Irro », espère capitaliser sur la reconnaissance de la souveraineté de son pays par Israël en 2025, la première depuis que le Somaliland a déclaré son indépendance en 1991.
« En raison du conflit actuel avec l’Iran et des problèmes liés au commerce international, le monde entier prête attention au Somaliland et en particulier à nos ports sur le golfe d’Aden », veut croire le dirigeant somalilandais, interrogé par le média Politico, le 9 septembre.
Située sur la rive sud du golfe d’Aden, face au Yémen, où combattent les rebelles houthistes soutenus par Téhéran, la région séparatiste somalienne occupe une position stratégique qui n’a pas échappé à l’administration du président américain, Donald Trump. Surtout depuis l’installation, à la fin de l’année 2025, d’une base militaire dans la ville côtière de Berbera. Encore secrète, l’infrastructure est aujourd’hui mise à la disposition d’officiers émiratis et israéliens, les deux principaux alliés du Somaliland.
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