Liste d’attente à rallonge chez les spécialistes et pour les blocs opératoires, soignants mal payés qui s’exilent, manquements dans le dépistage du cancer du sein… Face à l’accumulation de symptômes, l’état du système de santé publique en Andalousie a constitué la “colonne vertébrale” de la campagne pour les élections législatives du 17 mai dans cette région de 8,7 millions d’habitants située dans le sud de l’Espagne, remarque le site du groupe audiovisuel public RTVE.

Le bilan en la matière du président sortant, Juan Manuel Moreno (PP, droite), en fonction depuis 2018, est de ce fait particulièrement scruté et critiqué, à l’approche du scrutin, “notamment par les partis de gauche”, qui essaient de le priver d’un nouveau mandat, indique RTVE.

Le Diario de Sevilla, l’un des principaux quotidiens andalous, dresse un diagnostic, en commençant par relever un fait “incontestable” : jamais les dépenses en matière de santé publique (16,2 milliards d’euros) n’avaient été aussi élevées dans ce territoire. D’après le journal conservateur, elles représentent “environ un tiers” du budget régional actuel et ont permis notamment de financer l’embauche de soignants et “la modernisation technologique” du secteur.

“Exode” et “saturation”

Les régions d’Espagne, pays très décentralisé, sont confro