En direct Mercredi 15 Juillet 2026
Géopolitique

Le tribunal administratif donne tort au Collège de France pour l’annulation d’un colloque sur la Palestine, en novembre 2025

L’administrateur de l’institution avait évoqué un risque de « débordements ». Les participants, eux, avaient dénoncé une entrave à la liberté d’expression. Lors de l’audience, le rapporteur public a jugé la décision d’annulation « disproportionnée ».

Le tribunal administratif donne tort au Collège de France pour l’annulation d’un colloque sur la Palestine, en novembre 2025
HaitiCreoleRadio.com

Dans une décision rendue mercredi 15 juillet, le tribunal administratif de Paris donne tort à l’administrateur du Collège de France, qui avait annulé un colloque sur la Palestine. Intitulé « La Palestine et l’Europe : poids du passé et dynamiques contemporaines », ce colloque, qui devait se tenir les 13 et 14 novembre 2025, avait été coorganisé par le professeur Henry Laurens, titulaire de la chaire histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France, et par le Centre arabe de recherche et d’études politiques de Paris (Carep), un cercle de réflexion d’obédience qatarie spécialisé dans le monde arabe. Son annulation – du jamais-vu depuis le Second Empire, quand le cours d’Ernest Renan fut suspendu par l’empereur Napoléon III en 1862 – avait eu un fort retentissement.

Ce colloque, qui devait compter 38 intervenants, tous chercheurs ou doctorants, avait donné lieu à une virulente campagne de presse dans plusieurs médias de droite le jugeant « propalestinien, antisioniste et décolonial » (selon les mots d’un article de l’hebdomadaire Le Point, publié le 7 novembre 2025). La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) s’était également indignée de cette « foire antisioniste » où se seraient retrouvés « défenseurs du Hamas, militants de BDS [Boycott, désinvestissement et sanctions], éditorialistes d’Al-Jazira ». Le débat de clôture du colloque du Carep prévoyait des prises de parole de l’ancien chef de la diplomatie française Dominique de Villepin, de la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, et de l’ex-haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Josep Borrell.

Il vous reste 69.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Article précédent Royaume-Uni : dernière séance de questions au Parlement pour… Article suivant Une ONG israélienne dénonce un plan de 2,3 milliards d’euros…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !